Cette semaine, la Dreisam est redevenue calme. J'écoute à nouveau Déportivo. En boucle. Il neige, encore une fois. Et les prochains jours prévoient une vague de froid, ce qui devrait permettre à la neige de rester un moment.
Cette semaine sera reposante. (ou non)
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14.12.10
11.12.10
Divisions d'un royaume commode
Mardi matin, la Dreisam (la petite rivière calme et reposante qui longe le centre-ville et sépare nettement la partie Nord de la partie Sud) n'était pas comme d'habitude. Au contraire, elle était presque furieuse. C'était beau. C'était étrange. C'était difficile de dire exactement ce qui se passait. Mais soudainement, j'avais affaire, en plein sommeil du transport trop matinal vers un cours à 8h30, à une intrusion de l'anormal dans mon quotidien.
D'autant que j'étais dévoué à rester endormi et paisible en balançant du Kings Of Convenience dans mes oreilles. Je me voyais aller en cours dans une sérénité capable de resister à toutes les épreuves...
.. Sauf celle de la Dreisam.
Elle m'a perturbée. Mais je suis resté paisible ; normal, la musique n'avait pas changé. Mais je m'étais dit quand même qu'il fallait que j'aille voir ça de plus près. Pour comprendre.
Toute la semaine a été sur la même dichotomie. D'un côté, il y avait la routine pour donner le tempo aux activités quotidiennes. De l'autre, il y avait des intrusions plus ou moins "r'lous", plus ou moins volontaires et plus ou moins conséquentes.
J'ai même topé ce matin, totalement par hasard, un article sur un -trop- jeune (17 ans, pour encore une minute?) conducteur nantais dans le Bädische Zeitung. Vrai de vrai.
Le point culminant, c'était hier. Freiburg accueillait le sommet (à noter que les allemands utilisent la même métaphore, ils disent "Gipfel", faut que je me penche sur la question) franco-allemand. Toute la journée, c'était cortèges de policiers et barrages de manifestants dans le centre-ville.
Pour expliquer aux Nantais, c'est comme si le tram' avait été interdit entre les arrêts Duchesse Anne et Chantiers Navals dans un sens, Place du Cirque et Aimé Delrue dans l'autre. (Pour Rennes, j'aurais voulu expliquer aussi, mais j'ai retrouvé qu'une ligne de métro dans ma mémoire. Ah ah. (je rage.))
Que s'est-il passé de si important en soi ? Pas grand chose. Un repas sur la place de la Cathédrale, un tour à la Mairie... et globalement, un jeu de l'empereur nu et invisible, la variante du roi du silence.
Pour contrôler tout ça, plus de policiers que de manifestants. Ceux-ci étaient vraiment partout : bien en évidence, en uniforme, pour circonscrire les manifestations ; quelques patrouilles à cheval, pour se montrer plein de ressources, quelques autres en civil pour les lieux "à risque" (devant la mairie, ainsi que dans les échaffaudages de la cathédrale pour avoir une vue d'ensemble)
En version synthétique, ça donne une semaine où il y a de l'incongru qui s'invitait mais qui changeait rien.
Je ne sais pas si j'en suis heureux. Disons que c'était drôle. J'en retiendrai ça.
Et ça me permet de pronostiquer un fort beau gros match plein de buts mais avec Freiburg qui gagne à la fin, demain, pour le match qui se déroulera au Badenova Stadion !
D'autant que j'étais dévoué à rester endormi et paisible en balançant du Kings Of Convenience dans mes oreilles. Je me voyais aller en cours dans une sérénité capable de resister à toutes les épreuves...
.. Sauf celle de la Dreisam.
Elle m'a perturbée. Mais je suis resté paisible ; normal, la musique n'avait pas changé. Mais je m'étais dit quand même qu'il fallait que j'aille voir ça de plus près. Pour comprendre.
Toute la semaine a été sur la même dichotomie. D'un côté, il y avait la routine pour donner le tempo aux activités quotidiennes. De l'autre, il y avait des intrusions plus ou moins "r'lous", plus ou moins volontaires et plus ou moins conséquentes.
J'ai même topé ce matin, totalement par hasard, un article sur un -trop- jeune (17 ans, pour encore une minute?) conducteur nantais dans le Bädische Zeitung. Vrai de vrai.
Le point culminant, c'était hier. Freiburg accueillait le sommet (à noter que les allemands utilisent la même métaphore, ils disent "Gipfel", faut que je me penche sur la question) franco-allemand. Toute la journée, c'était cortèges de policiers et barrages de manifestants dans le centre-ville.
Pour expliquer aux Nantais, c'est comme si le tram' avait été interdit entre les arrêts Duchesse Anne et Chantiers Navals dans un sens, Place du Cirque et Aimé Delrue dans l'autre. (Pour Rennes, j'aurais voulu expliquer aussi, mais j'ai retrouvé qu'une ligne de métro dans ma mémoire. Ah ah. (je rage.))
Que s'est-il passé de si important en soi ? Pas grand chose. Un repas sur la place de la Cathédrale, un tour à la Mairie... et globalement, un jeu de l'empereur nu et invisible, la variante du roi du silence.
Pour contrôler tout ça, plus de policiers que de manifestants. Ceux-ci étaient vraiment partout : bien en évidence, en uniforme, pour circonscrire les manifestations ; quelques patrouilles à cheval, pour se montrer plein de ressources, quelques autres en civil pour les lieux "à risque" (devant la mairie, ainsi que dans les échaffaudages de la cathédrale pour avoir une vue d'ensemble)
En version synthétique, ça donne une semaine où il y a de l'incongru qui s'invitait mais qui changeait rien.
Je ne sais pas si j'en suis heureux. Disons que c'était drôle. J'en retiendrai ça.
Et ça me permet de pronostiquer un fort beau gros match plein de buts mais avec Freiburg qui gagne à la fin, demain, pour le match qui se déroulera au Badenova Stadion !
10.10.10
Freiburg is too big
Les échanges universitaires sont une chose magnifique pour ce qui est de voir des vidéos étranges-absurdes-absconses-incongrues. (rayez la/les mention/s inutile/s.)
"On" m'a dit de raconter des choses plus dans ce genre, d'ailleurs, sur ce blog. Soyons clairs, "on" ne m'a pas dit de raconter des vidéos mais des trucs absurdes-marrants, les anecdotes de la vie fribourgeoise(et les clichés sur les coloc', mais c'est pour la fin de l'année, au moment de partir, ça. Je suis un lâche.) Et je ne suis absolument pas contre.
Freiburg is too big.
Je manque de photos/vidéos par contre pour le faire, toujours. Elles sont toutes trop "classiques". Ou alors je manque d'inspiration. (mais je présenterai bientôt les versions locales de lieux mondialement connus.)
Donc je vais continuer dans ma voie footballistique préférée. Je m'en excuse. Mais si l'Allemagne gagne en Qualifs de l'Euro, c'est sûrement grâce à Freiburg, qui est à l'heure actuelle 4ème de 1. Bundesliga, oui oui. Il n'y a pas qu'en France que des petits clubs sont en haut. Enfin bref, même les étudiants espagnols supporters du Real Madrid n'en reviennent pas non plus. Le SC Freiburg est 4ème et Papiss Cissé marque tout le temps.
Freiburg is tooooooo big !
Mais j'attends avec impatience les matchs du printemps, au Badenova Stadion. En effet, l'autre jour, je suis allé au stade hors-match, afin de le comparer au stade Léon Bollée (résultat : aucune comparaison possible. Il y a la classe allemande et le ... champêtre français). Bref, j'ai flaniere le long de la Dreisam pour le retour. C'était beau, c'était su-per. Il faisait un peu frais, mais avec un grand soleil ; la vie au ralenti du dimanche, en quelque sorte.
Que fait un allemand, s'il fait beau, un 3 Octobre, et qu'il se trouve le long d'une rivière de 5cm de profondeur ? Il se baigne. Nu.
Freiburg is tooooooooooo big !
Imaginez ce que cela peut donner un après-midi de victoire (la joie des matchs à 15h30) au Badenova Stadion en plein mois d'Avril, avec 25° à l'extérieur : une horde de supporters fribourgeois saouls nus (la chope n'est pas un vêtement agréé) qui se baigne dans la Dreisam.
Vous pouvez ainsi comprendre mon excitation. (..)
(je n'évoquerai pas, par pudeur, la possibilité d'un "Double-too big"...)
"On" m'a dit de raconter des choses plus dans ce genre, d'ailleurs, sur ce blog. Soyons clairs, "on" ne m'a pas dit de raconter des vidéos mais des trucs absurdes-marrants, les anecdotes de la vie fribourgeoise
Freiburg is too big.
Je manque de photos/vidéos par contre pour le faire, toujours. Elles sont toutes trop "classiques". Ou alors je manque d'inspiration. (mais je présenterai bientôt les versions locales de lieux mondialement connus.)
Donc je vais continuer dans ma voie footballistique préférée. Je m'en excuse. Mais si l'Allemagne gagne en Qualifs de l'Euro, c'est sûrement grâce à Freiburg, qui est à l'heure actuelle 4ème de 1. Bundesliga, oui oui. Il n'y a pas qu'en France que des petits clubs sont en haut. Enfin bref, même les étudiants espagnols supporters du Real Madrid n'en reviennent pas non plus. Le SC Freiburg est 4ème et Papiss Cissé marque tout le temps.
Freiburg is tooooooo big !
Mais j'attends avec impatience les matchs du printemps, au Badenova Stadion. En effet, l'autre jour, je suis allé au stade hors-match, afin de le comparer au stade Léon Bollée (résultat : aucune comparaison possible. Il y a la classe allemande et le ... champêtre français). Bref, j'ai flaniere le long de la Dreisam pour le retour. C'était beau, c'était su-per. Il faisait un peu frais, mais avec un grand soleil ; la vie au ralenti du dimanche, en quelque sorte.
Que fait un allemand, s'il fait beau, un 3 Octobre, et qu'il se trouve le long d'une rivière de 5cm de profondeur ? Il se baigne. Nu.
Freiburg is tooooooooooo big !
Imaginez ce que cela peut donner un après-midi de victoire (la joie des matchs à 15h30) au Badenova Stadion en plein mois d'Avril, avec 25° à l'extérieur : une horde de supporters fribourgeois saouls nus (la chope n'est pas un vêtement agréé) qui se baigne dans la Dreisam.
Vous pouvez ainsi comprendre mon excitation. (..)
(je n'évoquerai pas, par pudeur, la possibilité d'un "Double-too big"...)
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